la sortie de la caverne


Et si on s’ouvrait à un monde plus vaste, et si on s’intéressait à ce grand projet qu’on nomme « VIE »

La « Vie »

Outrepassons l’anthropocentrisme et l’orgueil maladif et nommons les choses le plus simplement possiblement, sans chercher à interpréter ce qui n’est pas à notre portée. Appelons ainsi, la « Vie », avec un grand « V », l’ensemble de ce qui constitue notre environnement, que ce soit matériel ou non.

Cette Vie restera toujours indescriptible de notre part, car elle est bien trop complexe pour nos capacités, donc restons humbles, nous ne sommes pas omniscients. Nous pouvons cependant observer et tenter d’en découvrir ses lois, les lois naturelles, dépassant de loin nos choix.

Attention à ne pas confondre la Vie et la source de la Vie sur laquelle nous n’avons juste aucun moyen d’en savoir quoi que ce soit si on reste humble et qu’on ne s’enfonce dans des délires idéologiques sectaires.

Dernier chose. On pourrait limiter la Vie à ce qui est accessible à nos perceptions, mais rien que là nous savons déjà que ce n’est pas parce que nous ne percevons pas les choses qu’elles n’existent pas dans cette Vie, donc la Vie est à prendre sans limite définie.

Si on veut parler de la Vie qui nous concerne, on pourrait alors parler de notre « matrice » de Vie, un peu comme l’utérus est la matrice du bébé avant qu’il ne vienne au monde. Le bébé est alors passé d’un monde à un autre, d’une matrice à une autre. Ici le mot matrice n’est pas à prendre de façon fictive comme dans le film Matrix, mais plutôt comme l’idée des limites d’un monde perceptible.

Où en sommes nous ?

Ces dernières décennies ont été le théâtre de nombreux bouleversements, transformant tout sur son passage et nous conduisant à aujourd’hui et l’effondrement total, à tous les points de vue, de ce qui tourne autour de l’Homme. Nous sommes tombés dans l’hubris, la démesure, plus rien n’a de sens, plus rien n’est juste, plus rien n’est équilibré, plus rien n’est serein. Nous vivons une mort générale et nous en sommes la cause, nous avons creusé notre propre tombe. Mais faut-il vraiment voir cela comme terrifiant, comme la marque d’une impuissance, d’une fin incontrôlable ?

Le deuil

Dans un monde sans sagesse, on oublie que c’est par l’erreur qu’on apprend à grandir. Au lieu d’en tirer les leçons, on nie, on accuse l’autre de ses propres erreurs, on refuse toute responsabilité, bref on reste d’éternels adolescents avides de pouvoir assouvir ses désirs sans limite.

Lorsqu’au contraire on trouve la force d’assumer sa propre vie, au lieu d’en avoir peur et de la déléguer à autrui, on voit alors la Vie telle qu’elle est, une expérience faite de signes pour nous guider sur le chemin de la sagesse, en d’autres termes sur le chemin de la connaissance qui nous permettra de faire des choix en conscience, en comprenant à l’avance les conséquences de nos choix et en les acceptant.

Les erreurs et l’apprentissage

Que nous apprend alors le chaos actuel, ce monde fictif qui s’effondre ? S’il s’effondre, c’est que ses fondations ne sont pas solides, c’est que les erreurs commencent dès le début, d’où l’appellation de monde « fictif ».

L’allégorie de la caverne de Platon

Bien des gens comprennent l’allégorie de la caverne de Platon comme un système de contrôle total, à l’image du « panopticon », mais est ce bien cela ? L’avantage de cette explication est qu’elle place les gens en victime d’un système pervers, ce qui a pour intérêt de les déresponsabiliser. La sortie de la caverne serait alors le fait de présenter un discours différent de celui « mainstream ».

C’est oublié la complicité de tous à ce système pervers, c’est oublié que le discours alternatif n’est rien d’autre qu’une ombre de plus sur le fond de la caverne. Dans un système esclavagiste, tout le monde est esclave, autant le dominant que le dominé, les uns et les autres sont dépendants mutuellement. Ce système pervers se nourrit de fictions, les fameuses ombres, et tout le monde participe à leur création, c’est un système d’enfermement autogéré par les prisonniers eux-mêmes, sans matons, tous étant en fait prisonniers.
Les ombres conduisent chacun à se battre pour savoir qui a la meilleure. Les fictions, les croyances divisent les gens.

Sortir de la caverne commence par le fait de trouver la force de chercher cette lumière aveuglante au loin, cette inconnue qui fait peur, cet autre monde, comme le bébé qui sort du ventre de sa maman, passant d’un monde à un autre. Je vous invite à venir échanger sur ce chemin, chacun sur sa marche vers cette lumière, bref sur la découverte de la connaissance de la Vie en dehors de la caverne, de la Vie dans cet autre monde qui nous entoure, juste là, à portée de main.

Je vous invite à venir échanger sur ce chemin, chacun sur sa marche vers cette lumière, bref sur la découverte de la connaissance de la Vie en dehors de la caverne, de la Vie dans cet autre monde qui nous entoure, juste là, à portée de main.

Pour ne pas se trouver bloquer par des mots, je vous invite à chercher les définitions ici : https://www.dictionnaire-academie.fr/, par exemple pour le mot « anthropocentrisme » : https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9A1911

Je remercie Pareekshith Indeever pour sa photo partagée gratuitement sur le site suivant :
https://www.pexels.com/fr-fr/photo/lumineux-leger-terre-sombre-11375577/